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Peut-on vraiment imaginer le Oklahoma City Thunder signer la meilleure saison de l’Histoire en NBA ? La question semblait presque insensée il y a encore quelques mois, mais la réalité rattrape la fiction : la franchise écrase la Ligue comme rarement une équipe l’a fait, au point de remettre en jeu le mythique record des Golden State Warriors et leurs 73 victoires. Et surtout, de laisser planer un doute : existe-t-il seulement un véritable concurrent capable de freiner cet élan irrésistible ?
Ce qu’il faut retenir
- 21 victoires en 22 matches et une impression de domination totale.
- Un Thunder encore incomplet mais déjà porté par un SGA de niveau MVP et un effectif densifié.
- Une défense historique qui écrase les standards récents.
- La barre des 70 victoires crédible… mais énergivore.
Une saison qui défie déjà les records
Oklahoma City a retrouvé le parquet avec l’étiquette de champion, mais c’est en prédateur qu’il s’y déplace désormais. Quinze succès sur les seize premières rencontres, un rythme plus soutenu encore que l’an passé, et surtout une sensation déroutante : cette équipe joue comme si elle maîtrisait chaque seconde, chaque possession, chaque variation du jeu. Même diminuée, même remaniée, la formation de Mark Daigneault semble appartenir à une dimension supérieure.
L’année précédente avait pourtant été historique : 68 victoires, quatrième meilleur bilan de tous les temps, un record NBA de marge moyenne (+12,57) et 55 succès avec au moins dix points d’écart. Imaginer mieux paraissait illusoire… mais le Thunder a déjà commencé à pulvériser ce plafond.
Une attaque transformée, portée par un MVP et révélée par ses jeunes
Dans ce paysage surdimensionné, Shai Gilgeous-Alexander continue d’incarner le moteur du champion. Le MVP tourne à 32 points, 5 rebonds et 6 passes, avec une adresse de 53% aux tirs et 38% longue distance. Il porte une attaque classée cinquième de la ligue (122,3 points pour 100 possessions), alors même que Jalen Williams, All-Star et deuxième option offensive, récupère encore d’une opération du poignet.
L’absence du lieutenant a permis à d’autres de prendre la lumière. Chet Holmgren, notamment, dont l’évolution offensive fascine : 20 points en moyenne, contre 15 l’an dernier, 59% de réussite globale, 38% à trois points. Ses déplacements, son timing et sa capacité à attaquer le cercle ont gagné une précision chirurgicale. Cette version du pivot peut transporter OKC vers un nouveau palier.
Mais la surprise vient d’ailleurs : Ajay Mitchell. Drafté au second tour, passé sous les radars, l’arrière s’est imposé comme l’étincelle du banc avec 16 points par match. Un rôle de créateur que le Thunder recherchait depuis des années. Grâce à lui, Daigneault peut aligner cinq remplaçants sans perdre le fil offensif 🔥.
Une gestion des efforts calibrée pour durer
Le résultat est net : hormis Gilgeous-Alexander (33 minutes), aucun joueur ne dépasse les 30 minutes par rencontre. Les titulaires peuvent souffler, et souvent même observer les dernières minutes depuis le banc, tant les matches sont pliés avant le quatrième quart-temps. Cette fraîcheur continue pèse dans une saison longue de 82 matches, et elle renforce un sentiment général : le champion semble gagner quels que soient les absents.
Une défense suffocante, encore plus élite que l’année du titre
Si l’attaque séduit, la défense étouffe. OKC possédait déjà la meilleure défense l’an dernier (106 points concédés pour 100 possessions). Cette fois, le groupe a abaissé cette marque à 103,8. Leur net rating de +15,1 serait un record historique s’il se maintenait. Ligne après ligne, possession après possession, le Thunder renvoie ses adversaires à leur impuissance.
La chasse aux 70 victoires… et ses pièges
Peu de franchises ont flirté avec les sommets atteints par les Warriors 2016 (73 victoires) ou les Bulls 1996 (72). Pourtant, avec 21 victoires en 22 matches, Oklahoma City se situe exactement sur cette cadence. L’équipe domine ses rivaux plus encore que Golden State ou Chicago en leur temps. Atteindre 74 succès paraît presque accessible.
Mais la quête du record a un prix. Elle puise dans les ressources mentales, surcharge chaque défaite, fragilise une équipe pourtant jeune. Les Warriors en avaient fait les frais, s’écroulant après avoir mené 3-1 en finales NBA cette fameuse saison. Le Thunder devra choisir : pousser jusqu’au sommet et battre tous les records NBA ou préserver son énergie pour les playoffs.
Une domination rare et une concurrence limitée
Face à un tel rouleau compresseur, les adversaires encaissent les coups. « Qui n’a pas pris une claque contre eux ?« , s’interrogeait récemment Stephen Curry. Le constat est partagé : rares sont ceux qui paraissent capables de rivaliser. Peut-être les Denver Nuggets, qui avaient bousculé le Thunder avant de s’incliner lors des derniers playoffs.
Et pourtant, même après avoir conquis le titre, OKC donne l’incroyable impression de n’avoir pas encore livré son meilleur basket. Une perspective qui suffirait presque à réécrire l’Histoire… et à donner un tout autre sens à cette saison déjà hors norme.




