Rennes a trouvé la solution pour en finir avec les bouchons

L’entrée en vigueur de ce dispositif est prévue pour le 25 septembre. Suivant l’initiative de villes comme Nantes, Lyon et Paris, Rennes va bientôt déployer un dispositif de régulation de la circulation par le biais de feux tricolores sur sa rocade. Ce système, dont la première implantation est prévue à la porte de Bréquigny, a pour ambition de fluidifier le flux automobile. Comment ? En limitant temporairement l’accès des véhicules sur la bretelle de sortie, avant de les « libérer » une fois le trafic moins encombré. « C’est un véritable sas de régulation automobile. Ce système réactif veille à réduire les embouteillages à ces différents points d’échange qui sont notoirement touchés par les ralentissements », explique Frédéric Léchelon, de la Direction interdépartementale des routes de l’Ouest (Diro).

La surveillance du trafic sera assurée grâce à des capteurs intégrés sous la chaussée, fournissant une vision en temps réel de la situation. L’intelligence artificielle se verra confier la tâche de gérer ces feux, et aura le pouvoir d’éteindre le dispositif en cas de blocage total de la circulation.

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Une économie de « une à deux minutes » observée à Nantes

trafic automobile

Théâtre quotidien de bouchons incessants, la rocade de Rennes voit chaque jour défiler pas moins de 110 000 véhicules, dont 50 000 se concentrent aux heures de pointe. La finalité de ce dispositif est bel et bien de fluidifier le trafic. Déployés depuis quelques temps à Nantes, ces feux de régulation ont permis aux usagers d’économiser « une à deux minutes » sur leur trajet périphérique. Dans la ville de Rennes, le dispositif sera initialement mis en place porte de Bréquigny afin de décongestionner l’accès des véhicules venant de Chartres-de-Bretagne, et plus particulièrement de l’usine de la Janais. Les portes de Lorient, de Cleunay, de Saint-Nazaire, de Beaulieu, d’Angers, des Loges et de la ZI sud-est bénéficieront également de ce système d’ici à 2024.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus large d’un schéma directeur d’agglomération de gestion de trafic (SDAGT) qui vise à optimiser la circulation automobile à Rennes et aux alentours. L’autre point clé de ce schéma est l’implantation de voies dédiées au covoiturage. Dès le mois d’octobre, la bande d’arrêt d’urgence, qui est actuellement utilisée par les transports en commun depuis janvier, sera ouverte aux véhicules pratiquant le covoiturage (au moins deux personnes par voiture). Ces derniers pourront y circuler jusqu’à 50 km/h en période de forte affluence. Ce dispositif, déjà courant dans de nombreuses cités françaises, sera également marqué par l’apparition d’un nouveau panneau bleu orné d’un losange. Des contrôles seront administrés, et les contrevenants s’exposeront à une amende de 135 euros. D’autres axes d’accès seront aussi équipés.

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