Quels sont les quartiers chauds à Grenoble ?

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Depuis mars 2013, la France a inclus certains quartiers de la capitale des Alpes parmi les zones de sécurité prioritaires. Cette mesure gouvernementale répond à une montée en puissance notoire de la délinquance dans ces territoires de la ville. Quels sont ces quartiers chauds de Grenoble ?

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Le quartier de la Villeneuve

Le quartier de la Villeneuve naît en 1972, à l’issue d’un projet social de développement du territoire. Son architecture comprend entre autres un aménagement olympique, de grands bâtiments et de nombreux espaces verts. Un décor qui laisse penser à un territoire calme et apaisant, alors que c’est tout le contraire. En effet, la zone est constamment théâtre d’évènements troublants et de comportements extrêmement violents.

Tout part des années 90 avec l’ouverture des frontières de l’espace Schengen. Durant cette période, l’immigration de masse s’accentue, ce qui paupérise rapidement le quartier grenoblois. Très vite, les équilibres sociaux se cassent, puis le territoire plonge dans la délinquance et la criminalité. Les conflits balkaniques se multiplient, des délinquants se procurent des armes et montent des coups de plus en plus audacieux. Avec le temps, ces changements ont empiré et c’est pourquoi le territoire porte désormais l’étiquette de zone urbaine sensible.

En clair, la Villeneuve est un quartier où les agressions, les vacarmes et le trafic de stupéfiants sont des réalités. Des émeutes d’une violence sans précédent y eurent même lieu en 2010, laissant l’opinion sous le choc. Le bilan mentionne plusieurs biens incendiés et des coups de feu sur les policiers. Un épisode qui esquisse bien le statut actuel de ce quartier chaud de Grenoble où on s’aventure avec précaution.

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Teisseire

Le quartier Teisseire se situe dans la zone sud-est de l’agglomération grenobloise, à proximité immédiate du quartier de la Villeneuve. Ce quartier offre un paysage composé de sept tours et quelques vieux petits immeubles. Teisseire s’étend sur à peu près 39 hectares, pour une population estimée à environ 5000 habitants. Le taux de chômage y est considérable, avec un pic de 33 %. De même pour le taux de jeunes de moins de 20 ans qui représente 28 % de la population. Dès 1997, la zone grenobloise connaît un communautarisme grandissant, une évolution qui déboucha sur un classement en zone urbaine sensible.

Teisseire abrite désormais des caïds, des délinquants et de nombreux criminels qui font la loi partout. Des personnes sont abattues à bout portant en pleine rue et des individus encagoulés se déplacent librement. Les habitants assistent parfois impuissants à des fusillades entre trafiquants sans vergogne. Les populations vivent l’effroi dans ce quartier où le crime organisé a pris le pouvoir. Toutefois, les mesures gouvernementales montrent de bons résultats, ce qui laisse présager un futur différent pour tous ces jeunes.

Mistral

Mistral est l’un des quartiers chauds les plus complexes de l’agglomération grenobloise. La raison de cette complexité repose sur sa configuration géographique plutôt difficile à couvrir pour les agents de terrain. Ici, la drogue est perçue comme une activité très lucrative par certains jeunes. Il faut remarquer cependant que la population est à 49 % non diplômée, avec 43 % d’habitants de moins de 25 ans.

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Mistral est un vaste réseau surveillé par des guetteurs postés sur les toits et en bas des tours. Dans les rues, délinquants et trafiquants luttent pour maintenir leurs territoires. Certains recrutent même parmi les plus jeunes dans les alentours pour renforcer leurs effectifs. De nuit comme de jour, ces rues sont sollicitées pour des rodéos motorisés particulièrement bruyants. Dans cette configuration, les habitants doivent s’accommoder, sans rien dire ni faire quoi ce soit. À défaut de cela, ceux-ci sont sujets à des représailles parfois létales. Néanmoins, le gouvernement y renforce depuis des patrouilles afin de rassurer les habitants et de limiter au maximum des dégâts irréparables.

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