Une moquette sans impact écologique

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Un fabricant de moquette qui nettoie les océans… Interface, leader mondial de la moquette de s’est engagé ces dernières années auprès de l’ONG Zoological Society of London, spécialisée dans la qu’on conservation des fonds marins, à récupérer les filets à la dérive qui menace la barrière de corail au large des Philippines, tout en rémunérant les pêcheurs locaux un prix équitable. Et l’un de ses fournisseurs, l’italien Aquafil qui fabrique des fibres synthétiques et polymères, s’est mis au recyclage de ses filets de pêche.

L’objectif est de 0 % d’impacts négatifs d’ici à 2020

Au départ, Interface était un fabricant de moquette comme les autres mais des 1994, son PDG, l’américain Ray Anderson amorce un virage à 180° ayant pour objectif principal protection de la planète. Il décide que d’ici 2020 la société devra réaliser 0 % d’impacts négatifs sur l’environnement. À cette époque tout le monde le croit fou et pense à une utopie. Il faut pourtant reconnaître que bien des années plus tard son objectif a beaucoup progressé et le pari est aujourd’hui gagné à 70 %.

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Pour la petite histoire c’est en lisant le livre « The Ecology of Commerce » de Paul Hawken, un ancien d’entrepreneur écologiste d’avant-garde, que le fabricant de moquette a été bouleversé et a décidé de changer sa façon de faire. Dans cet ouvrage l’auteur explique l’industrie responsable de l’extraction plus vente des ressources et puis humble et de la mise en décharge des produits en fin de vie. Il explique également qu’elle peut être aussi actrice de la solution en mettant en place une économie circulaire ou les flux de matières premières et les produits n’ont pas d’impact négatif sur l’environnement sont recyclés.

Le fabricant de moquette sans tour alors spécialistes et d’experts dont l’auteur du livre, Paul Hawken, et repense ainsi tout son modèle économique pour devenir plus respectueux de l’environnement et des personnes tout en continuant à faire du business et à gagner de l’argent.

Un changement radical

Le changement est d’autant plus radical que la dalle de moquette est traditionnellement issue de la pétrochimie et qu’elle met environ 600 ans à se dégrader en fin de vie. La société développe alors plusieurs axes de travail : matériaux recyclables, énergies renouvelables, émissions non nocives, transports, etc. Depuis 1996, le groupe a ainsi réduit ses émissions de CO2 de près de 50 % sur le cycle de vie. Il a diminué sa consommation d’eau en Europe de 98,5 % et n’envoie plus que 91 % de ces déchets en décharge au niveau mondial et 100 % en Europe.

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Pour finir de convaincre tout le monde, y compris les sceptiques qui ne croient pas green business, interface a doublé ses profits entre 96 et 2008 et a parallèlement économiser 400 millions de dollars réduisant le gaspillage. Le défi aujourd’hui porte sur la matière première qui représente 68 % de son impact environnemental. Il a donc fallu convaincre ses fournisseurs de l’intérêt de pouvoir recycler les fibres de polyamide, ce qu’on ne pensait pas possible de faire. Aujourd’hui on sait maintenant récupérer la fibre d’ancienne moquette et recycler plusieurs fois.